Vous envisagez de devenir pompier volontaire et vous vous demandez quel salaire vous toucherez réellement ? Le point clé à comprendre est que l’on parle d’indemnités, et non d’un salaire au sens classique, avec des montants encadrés nationalement. En France, environ 197 000 sapeurs-pompiers volontaires assurent près de 80 % des interventions, tout en conservant leur activité professionnelle principale. Dans ce guide, vous trouverez rapidement les chiffres essentiels, puis le détail par grade, par heure, par garde et selon votre situation personnelle, pour vous aider à bien comprendre la rémunération de cet engagement citoyen.
Comprendre le « salaire » d’un pompier volontaire en France
Avant de vous engager, il est essentiel de distinguer bénévolat, volontariat et emploi rémunéré. Le statut de sapeur-pompier volontaire repose sur une logique d’indemnisation et non de salaire, même si, concrètement, vous percevez bien une somme pour vos missions. Cette distinction n’est pas qu’une subtilité administrative : elle détermine vos droits, vos obligations et la manière dont vous allez percevoir et déclarer ces revenus complémentaires.
Comment est calculée l’indemnité horaire d’un pompier volontaire aujourd’hui ?
L’indemnité horaire d’un pompier volontaire repose sur un barème national fixé par décret, qui établit des montants minimums selon votre grade. Chaque heure de garde ou d’intervention est indemnisée sur cette base. Par exemple, un sapeur débutant perçoit environ 8 à 9 euros bruts par heure, tandis qu’un officier peut atteindre 15 à 20 euros bruts par heure. Certains SDIS (Services Départementaux d’Incendie et de Secours) complètent ce socle par des majorations locales, mais vous ne négociez jamais individuellement ces montants. Votre mission consiste à estimer vos indemnités selon le nombre d’heures que vous pouvez effectivement consacrer à cette activité et votre grade.
Statut, salaire, indemnités : ce qui distingue vraiment pompier pro et volontaire
Le pompier professionnel est un fonctionnaire territorial payé au mois, avec un salaire fixe, des primes et une progression de carrière définie. Il bénéficie de tous les droits du fonctionnaire : retraite, sécurité de l’emploi, avancement automatique. Le pompier volontaire, lui, conserve son activité principale et perçoit des indemnités par heure ou par mission. Cette différence fondamentale impacte directement vos droits sociaux, votre régime de retraite et la manière de déclarer ces revenus. En pratique, le volontaire reste indépendant : il ne peut être sanctionné pour avoir refusé une garde, et son engagement repose sur la disponibilité volontaire plutôt que sur une obligation de service.
Pourquoi parle-t-on d’indemnités et pas de salaire pour les volontaires ?
Le terme « indemnités » reflète la nature juridique de l’engagement : il s’agit d’une compensation financière pour votre disponibilité et votre temps consacré, pas d’une rémunération liée à un contrat de travail. Cette distinction permet de maintenir le caractère citoyen du volontariat, sans créer de lien de subordination comme dans un emploi classique. Concrètement, cela signifie aussi que vous n’avez pas de bulletin de salaire traditionnel, que ces sommes ne sont pas soumises aux mêmes cotisations sociales et que votre engagement reste compatible avec votre emploi principal. C’est ce cadre qui rend possible la coexistence entre votre métier et votre mission de sapeur-pompier volontaire.
Montants des indemnités d’un pompier volontaire par grade et par heure

Vous voulez des chiffres concrets : combien touche un pompier volontaire par heure ou par garde ? Les montants varient selon votre grade, votre ancienneté et parfois votre département, mais s’appuient toujours sur un socle national. Cette partie détaille les fourchettes habituelles pour que vous puissiez vous projeter de manière réaliste et comprendre comment votre engagement se traduit en euros.
Combien gagne réellement un pompier volontaire par mois selon son engagement ?
Le revenu mensuel d’un pompier volontaire est extrêmement variable, car il dépend directement du volume de gardes et d’interventions effectuées. Un volontaire qui assure 20 heures par mois, soit environ 5 gardes de 4 heures, peut percevoir entre 160 et 200 euros bruts mensuels au grade de sapeur. Un engagement plus soutenu, avec 60 à 80 heures par mois, peut générer entre 500 et 800 euros bruts, surtout si vous montez en grade. Toutefois, il est déconseillé de compter sur ces indemnités comme sur un revenu principal : l’activité fluctue selon les besoins du centre et vos disponibilités personnelles, et certains mois peuvent être beaucoup moins sollicités que d’autres.
Barème des indemnités horaires par grade : sapeur, caporal, sous-officier, officier
Chaque grade bénéficie d’un taux horaire différent, qui reflète le niveau de responsabilité et les compétences acquises. Voici un tableau synthétique des montants indicatifs en 2026 :
| Grade | Indemnité horaire brute |
|---|---|
| Sapeur / Caporal | 8 à 10 € |
| Sous-officier (sergent, adjudant) | 11 à 14 € |
| Officier (lieutenant, capitaine) | 15 à 20 € |
Ces montants s’appliquent aux heures d’astreinte opérationnelle, d’intervention et, dans certains SDIS, aux heures de formation. Il est recommandé de vérifier localement les grilles applicables dans votre département, car des majorations ou des compléments peuvent être accordés.
Gardes, astreintes et interventions : comment se cumulent les indemnités perçues ?
Les indemnités se cumulent en additionnant les heures de garde planifiées et les heures d’interventions effectives déclenchées par le centre de secours. Par exemple, si vous effectuez une garde de 12 heures avec 3 départs en intervention, vous cumulez 12 heures de garde plus les heures d’intervention proprement dites. Certaines missions spécifiques, comme les renforts en cas de catastrophe naturelle (inondations, incendies de forêt), peuvent être indemnisées différemment ou faire l’objet de compléments. L’ensemble est ensuite versé, en général mensuellement ou trimestriellement, directement par votre SDIS sur votre compte bancaire.
Facteurs qui font varier le « salaire » d’un pompier volontaire

Deux pompiers volontaires du même grade peuvent toucher des montants très différents au fil de l’année. Votre disponibilité, votre lieu d’affectation, vos missions ou encore votre ancienneté jouent tous un rôle. Comprendre ces écarts vous aidera à estimer plus finement ce que vous pourriez percevoir et à adapter votre engagement en conséquence.
Disponibilités, rythme de gardes et contraintes personnelles : l’impact sur vos revenus
Si vous êtes disponible principalement la nuit ou le week-end, vous pourrez parfois assurer davantage de gardes, ce qui augmente mécaniquement vos indemnités. En revanche, une activité professionnelle très prenante ou des contraintes familiales importantes limiteront votre engagement et donc les montants perçus. Un pompier volontaire enseignant, par exemple, peut se rendre très disponible durant les vacances scolaires, tandis qu’un salarié en 3×8 devra composer avec des plannings plus complexes. Il s’agit de trouver un équilibre réaliste, compatible avec votre vie familiale et votre emploi, pour éviter le surmenage et maintenir la qualité de votre engagement.
Pourquoi le département et le SDIS influencent-ils les montants réellement perçus ?
Chaque SDIS applique le cadre national mais peut décider de revalorisations locales, de primes ou d’organisations différentes des gardes. Dans un département densément peuplé comme les Bouches-du-Rhône ou le Nord, le nombre d’interventions peut être nettement supérieur, avec des indemnités qui suivent la cadence opérationnelle. À l’inverse, un centre plus rural dans la Creuse ou la Lozère peut offrir moins de départs mais un engagement plus souple et des gardes plus calmes. Ces écarts géographiques peuvent représenter plusieurs centaines d’euros de différence par an, pour un volume horaire équivalent.
Formation, ancienneté et missions spécialisées : des leviers pour être mieux indemnisé
En montant en grade et en suivant des formations supplémentaires, vous accédez à des responsabilités mieux indemnisées. Devenir chef d’agrès ou suivre une spécialisation (plongée, risques chimiques, secours en montagne, cynotechnie) peut aussi ouvrir la voie à des missions spécifiques, parfois mieux rémunérées. Votre ancienneté est prise en compte dans certaines grilles indiciaires, consolidant progressivement votre niveau d’indemnités. Par exemple, après 10 ans de service, un caporal peut bénéficier d’un échelon supérieur qui augmente son taux horaire de 5 à 10 %. Ces évolutions, bien que modestes, récompensent votre fidélité et votre montée en compétences.
Questions pratiques sur le salaire et les droits des pompiers volontaires
Au-delà des montants, de nombreuses questions reviennent sur la fiscalité, la compatibilité avec un emploi et les droits associés. Cette dernière partie répond aux interrogations les plus fréquentes des futurs volontaires, pour vous permettre de vérifier que cet engagement est compatible avec votre situation professionnelle et personnelle.
Faut-il déclarer les indemnités de pompier volontaire aux impôts et comment faire ?
Les indemnités de sapeur-pompier volontaire bénéficient d’un régime fiscal particulier. En 2026, elles sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite d’un plafond annuel fixé à environ 2 000 euros. Au-delà de ce montant, la fraction excédentaire doit être déclarée dans la catégorie des traitements et salaires, sur votre déclaration annuelle de revenus. Votre SDIS vous fournit généralement un récapitulatif annuel des sommes versées, qu’il vous suffit de reporter. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre service de paie ou votre centre des impôts pour vérifier votre situation personnelle.
Être pompier volontaire et salarié : quels sont vos droits vis-à-vis de l’employeur ?
La loi prévoit des dispositifs de conciliation entre emploi et engagement de pompier volontaire, notamment en matière d’absences. Certains employeurs signent des conventions avec les SDIS pour libérer leurs salariés plus facilement lors des interventions, sans perte de salaire. Dans la fonction publique, des dispositions spécifiques existent pour faciliter cette double activité. Toutefois, un dialogue transparent avec votre employeur reste indispensable : informez-le dès le départ de votre engagement, expliquez la nature de vos absences possibles et assurez-vous que votre contrat de travail ou votre convention collective n’interdit pas cette activité complémentaire. La plupart des employeurs valorisent cet engagement citoyen, mais une communication claire évite tensions et malentendus.
Retraite, protection sociale et avantages annexes : que vous apporte réellement le volontariat ?
Vos années de volontariat peuvent, dans certains cas, ouvrir droit à une Prestation de Fidélisation et de Reconnaissance (PFR) versée en fin de carrière, sous réserve d’avoir effectué au moins 20 ans de service. Cette prestation, versée en capital ou en rente, reste modeste mais constitue une forme de reconnaissance financière. Pendant votre engagement, vous bénéficiez d’une couverture spécifique en cas d’accident en service, distincte de votre régime habituel, qui prend en charge les frais médicaux et peut ouvrir droit à des indemnités en cas d’invalidité. Des avantages annexes existent parfois localement : réductions sur des équipements sportifs, accès à des formations professionnelles, soutien à l’emploi. Ces éléments restent un complément à l’engagement citoyen, pas une rémunération cachée, mais ils contribuent à valoriser votre investissement et votre disponibilité au service de la population.
Devenir pompier volontaire n’est donc pas un choix motivé par l’argent, mais par l’engagement et la solidarité. Les indemnités perçues, bien que réelles et utiles, restent symboliques au regard du temps et de l’énergie investis. Ce qui compte avant tout, c’est la satisfaction d’être utile, la fierté de servir et la richesse humaine de cette aventure collective.
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